France-Sénégal en Africa Twin

#IxtemLive
// 13/01/2019

Thomas est client chez Ixtem Moto. Il était venu nous voir pour préparer son périple, de la France au sud du Sénégal, sur une Africa Twin de 1992. En deux mois il a parcouru plus de 10000 kilomètres, mettant à l’épreuve son physique bien sûr, mais aussi son équipement. Interview d’un voyageur heureux, prêt à repartir.

Vous n’avez pas le temps de lire? Vous pouvez simplement écouter la bande-son grâce à notre podcast Ixtem Moto Live (disponible sur iTunes, Soundcloud, Spotify, TuneIn, GooglePlay, Deezer).

Parle-nous de ton magnifique voyage Thomas.

De la France au Sénégal. J’ai pris le bateau à Barcelone jusqu’au Maroc où j’ai traversé le moyen Atlas. Après je suis descendu en direction de la Mauritanie, je suis resté un peu sur les plages des pêcheurs. 

Ensuite j’ai fait étape à Saint-Louis, Dakar et je suis arrivé dans le sud du Sénégal, en Casamance, dans des zones peu touristiques et riches en pistes pour rouler.

Ensuite j’ai fait le même parcours en sens inverse pour remonter.

Combien de kilomètres au total?

12000 kilomètres. Le voyage a duré 2 mois.

Sur quelle bécane?

Une Africa Twin de 1992. C’est le deuxième long voyage que je fais avec, aucune panne et l’an dernier non plus.

Le Dakar évite ces endroits, tu n’as jamais ressenti le danger?

Bien au contraire, en Mauritanie c’était chaud il y a quelques années, mais là quand j’avais une crevaison sur le bord de la route, les gens s’arrêtaient pour me demander si tout était ok, ils m’offraient du pain et du beurre.

Idem au Sénégal, quand il se passe un truc c’est géré immédiatement. J’avais un problème de régulateur de tension. Sans connaître la ville, tout a été réglé dans la journée.

Tu portais un pantalon Klim Dakar, quel est ton retour sur ce produit après l’avoir testé par forte chaleur?

J’appréhendais beaucoup la chaleur avant mon départ. Je vis dans le sud de la France, je roulais en août et je craignais de le « sentir » sur moi en Afrique. Mais cela n’a jamais été le cas, je n’ai jamais eu trop chaud avec.

Les aérations marchent assez bien, quand on est debout ça rentre bien. Je me suis aussi bien senti en sécurité avec.

Malgré quelques chutes…

Oui, des petites. Le pote avec qui je voyage a plus chuté que moi. Le pantalon a toujours bien résisté, le sien n’avait strictement rien, pas la moindre éraflure ! Moi par contre, je suis tombé sur le goudron et j’ai fait un tout petit trou au genou.

On confirme que le tissu du pantalon Klim Dakar est super costaud! 100% satisfait de ce produit.

Tu avais quoi d’autre comme équipement?

Michel Das Neves, le boss d’Ixtem, m’avait trouvé une armure, le gilet Scott Softcon 2: vraiment excellent ce produit. On ne la sent pas, c’est comme si on n’avait rien sur soi, parfait pour la chaleur.

Après 12000 km de sueur et de chaleur quel était son état?

Elle n’a pas beaucoup bougé, à l’exception d’une couture qui a lâché dès le premier jour, au niveau de l’avant-bras, particulièrement aéré. Heureusement, l’ouverture ne s’est pas agrandie ensuite.

Il y a un point faible, comme souvent sur les gilets: le scratch au niveau du cou. Il ne tient jamais bien, il frotte. Ce serait mieux qu’il n’y soit pas.

Quel est ton gabarit?

1,76m et 78 kilos.

Tu utilisais aussi la sacoche de réservoir Enduristan Sandstorm

Une tuerie. Avec mon collègue on se demandait comment on arrivait à mettre autant de choses là-dedans. Elle est 100% étanche. J’ai pris beaucoup de flotte en revenant, rien n’est entré.

Il m’est arrivé de partir sans bien la fermer, rien ne tombe parce que le couvercle reste bien appuyé. C’est cool.

Je ne lui trouve pas de défauts. Elle est revenue en très bon état.

Quelle sera ta prochaine aventure?

Je voudrais voyager pendant un an, direction l’Asie avec un départ d’Europe. Je n’ai pas de sponsors, je finance avec mon boulot. Je n’ai pas arrêté de bosser l’an dernier.

Une fois qu’on est contaminé par l’aventure, on veut toujours partir. En avril je descendrai en bécane jusqu’au Maroc pendant une dizaine de jours.

Tu dors sous la tente ?

Oui. On avait un sac avec deux petits duvets, la tente et deux petits matelas. Au Sénégal on a pas mal dormi chez l’habitant aussi. Tu parles avec les gars et ils te disent « viens dormir à la maison! ». Parfois on dormait aussi à l’hôtel mais on a fait toute la descente avec la tente.

Ce n’est pas dangereux de bivouaquer en plein désert ou dans la nature sous une tente dans des pays avec un risque géopolitique comme la Mauritanie?

Actuellement la Mauritanie s’ouvre bien. Il y a énormément de passage. Quand je suis descendu il n’y avait personne, ni 4×4 ni motos…mais quand je suis remonté, le trafic était impressionnant.

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