L’ivresse des cols, le scotch et le Sopalin

Vivre la moto
// 12/10/2017
UNE

Il fallait la voir grimper et dévaler les cols la Zundapp ! Le Mont Dore, le Sancy et ses 1400 mètres d’altitude ! En haut, en bas, en haut, en bas. Je la pilotais comme un ado un peu toqué, cherchant la trajectoire idéale pour ne surtout pas toucher aux freins qui, comme je l’ai déjà dit, ne freinent pas. 65 km/h en montée, 90 en descente. Tel était mon rythme de croisière.

départ sous le soleil mototour

Une bonne dose de plaisir, seul au milieu des montagnes avec ma bécane, le regard perdu dans l’infiniment grand, assis sur l’infiniment petit. Ce soir je suis comblé et crevé, agité et inquiet. Les 400 bornes du jour m’ont fait prendre conscience du supplice qui m’attend lors de l’étape-marathon de 800. Il est minuit passé et nous sommes toujours sur la moto pour essayer de faire fonctionner l’éclairage dont j’ai absolument besoin demain. Jeudi, je m’élancerai à 7h34, en pleine obscurité, il est impensable de le faire sans phare.

La première liaison routière nous emmenait à la première spéciale, puis une autre liaison, de 4 heures, nous attendait. Inévitablement je suis arrivé en retard, mais j’ai aussi dû m’arrêter parce que des collègues étaient tombés (sans gravité) sur un pont gravillonné. De vicieux passages dans les sous-bois réclamaient une attention de chaque instant, je n’ai pas cherché à être héroïque, mais stoïque. Security first. La Zundapp avait tendance à chasser de l’arrière.

en attendant première spéciale

Ensuite j’ai réussi à pointer à l’heure, je suis même arrivé deux fois de suite en avance sur les dernières liaisons. Sur la fin de l’étape, j’ai remarqué que mes bottes dégoulinaient d’huile, la fuite au niveau du carter continue, j’en avais sur l’échappement et sur les flancs des pneus aussi …les vitesses passaient mal en fin de journée. Il était temps, à tous points de vue, que j’arrive à Issoire.

Bricolage de fortune et Système D

Réparation de fortune avec de la pâte à joints qui sèchera cette nuit, et demain au départ je mettrai du scotch américain et du Sopalin pour essayer de créer une gouttière et limiter les projections de gras sur l’échappement et le pneu. L’autre souci sur la Zundapp concerne donc la partie électrique.

J’ai roulé sans lumières, sans clignotants, sans feu stop, sans rien…le régulateur a cramé et la batterie, en surchage, aussi. Aurélien, du Veloce Team, a trouvé une batterie lithium mais elle est trop petite. Lohan et Denis sont au boulot pour essayer de la fixer sous la selle. Système D et tentative de dernière minute pour y voir clair demain à l’aube.

nouvelle batterie

Après 139 km, l’épreuve prévoit 5 tours de vitesse sur le circuit d’Issoire puis 22 tours d’endurance que je ferai en compagnie des 125. La piste, ce n’est pas le terrain de jeu de la Zundapp. Je vais me faire larguer par les 125 qui, sur ce Mototour, sont très bien préparées. Impossible de les suivre.

La moto fuit, l’éclairage ne marche pas, mais la Zundapp roule, et c’est bien là l’essentiel. Et moi, je m’amuse comme jamais. Merci à tous de m’encourager, vos messages sont mon oxygène!

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Un commentaire sur “L’ivresse des cols, le scotch et le Sopalin

  1. Gérard CHABROL dit :

    Comme je t’ai dis au départ de Limoges, accroche toi tu vas y arriver.