Chère Zundapp, je te promets…

Vivre la moto
// 11/10/2017
Une Mototour Zundapp

Rien de tel qu’un bon massage relaxant aux épaules pour récupérer d’une longue journée sur la Zundapp où les cervicales sont bigrement sollicitées! Assis sous la tente des paddocks avec mes potes du Veloce Team, dans le calme tranquille de la France rurale, j’ai le temps de prendre du recul sur cette aventure.

Je ne connais pas mes temps d’aujourd’hui et je m’en moque. Dernier? Avant-dernier? La question est autre. Je dois arriver. Notre Zundapp fétiche tient la route et je prends beaucoup de plaisir à la conduire. Une saucisse, certes, mais je m’y attache. On peut chercher des trajectoires et coucher la moto, même en 50 cm3. Je lui ai d’ailleurs fait une promesse. Sur les longues lignes droites de l’Hexagone je dialogue avec elle et je lui ai promis qu’elle verrait la mer à Toulon.

photo Patrick Bauvais

photo Patrick Bauvais

Mardi, on a couvert 400 bornes et 6 spéciales, dont une en montée où la meule était un peu asphyxiée. Mais l’asphalte était celui d’Easy Rider, du boulevard messieurs dames. J’ai d’ailleurs réussi à tenir les délais et à pointer sans aucune pénalité, en particulier grâce aux pauses d’assistance prévues par l’organisation.

en attendant départ spéciale

Les planètes s’alignent sur ce Mototour. La météo s’améliore de jour en jour. Je dors suffisamment. Mon genou touché dans la gamelle du premier jour est pratiquement guéri. Mais j’ai compris que tout se jouerait sur l’entretien de la Zundapp. Ce soir, les mécaniciens du Veloce Team m’ont aidé à remettre de l’huile dans la boîte de vitesse. J’avais du mal à les passer en descendant, j’ai une fuite au niveau du joint du carter, probablement en raison des nombreux démontages de l’embrayage avant le départ. C’est très clair, il faudra mettre de l’huile tous les soirs jusqu’à Toulon.

Fuites d’huile et batterie HS

Deuxième souci réglé: depuis deux jours je me traînais un sacré bruit métallique, c’était l’attache rapide de la chaîne qui venait frotter sur un écrou dans le carter du côté du kick. Denis, du Veloce Team, a limé l’écrou. On a aussi retendu la chaîne. Bref, une mise au point nécessaire.

Zundapp à l'entretien

Seule la batterie me turlupine. On a découvert ce soir que la batterie lithium installée avec Pascal Raspolini est déjà HS. On ne pourra pas la remplacer. Il faudra bidouiller. Sur l’étape-marathon, 800 kilomètres, je partirai et finirai de nuit. Si je n’ai pas l’éclairage suffisant, ce sera pour le moins compliqué. A première vue, je risque de me retrouver avec un éclairage alternatif, «  à la lanterne », un écueil supplémentaire sur le parcours de notre Zundapp.

Mon road-book est prêt (des modifications ont été apportées pour demain). Mes en-cas aussi. Une forme de routine joyeusement réglée s’installe. En théorie, la moto a tout ce qu’il faut pour rallier Issoire, puis Toulon. Et quand je fais une promesse…

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