La pluie, la chute, la galère #ZundappMototour

Vivre la moto
// 09/10/2017
ZUNDAPP

Tout avait bien commencé. Départ aux petits oignons dans la froidure du petit matin, la Zundapp ronronne a merveille, le moteur comble mes attentes, me voilà à 70/80 km/h sur les grandes lignes droites avec des pointes à 90 dans les portions descendantes.

J’étais dans le rythme, 6 minutes de retard seulement sur la première liaison au pointage, assez flatteur de suivre la cadence du reste des bécanes. Pas mal de pilotes s’étaient perdus en route alors que j’avais navigué proprement de mon côté malgré le brouillard, la flotte et les routes insidieuses.

Zundapp au départ

Le seul point qui me taraudait était le freinage: mauvais, voire médiocre. Il faut une longue distance pour arrêter la machine quand on roule fort. J’ai enchaîné avec la spéciale. La Zundapp était acclamée comme les derniers coureurs dans un col du Tour de France, j’avais même l’occasion de saluer les gens parce que ma vitesse le permet 😉

Les freins de la Zundapp, c’est ON ou c’est OFF

J’ai enchaîné avec la deuxième liaison, la confiance me gagnait, l’allure augmentait ostensiblement dans un élan de joie et d’optimisme. Je rattrapais certaines motos de grosse cylindrée à mon plus grand étonnement. Ils roulaient doucement par prudence, et moi à bloc parce que je n’avais pas vraiment d’autre option…

chute Zundapp

Croisement. Panneau stop. Je prends les freins, l’avant se dérobe. Crash. Je me retrouve sous la moto. Les freins de la Zundapp n’ont aucune sensibilité, on est « on » ou on est « off ». Sur le ventre, airbag déclenché, j’ai dû attendre qu’on vienne me relever. Fin de l’étape, et peut-être de l’aventure. Quelle déception!

Striker et roadbook en panne, cale-pieds tordus, phare explosé, j’ai tenté de repartir avec l’aide d’un Bon Samaritain, un pilote qui m’a aidé puis guidé, écopant de 5 heures de pénalité comme moi pour son généreux altruisme. Il faut que je le retrouve pour le remercier. Je suis monté dans le camion de l’assistance. Inutile d’insister. Du coup, je n’ai pas pu disputer la seconde spéciale sur la piste de karting de Pageas où mes enfants m’attendaient. C’est la vie.

Denis Veloce Team en réparation

Toute l’équipe du Veloce Team a travaillé d’arrache-pied jusqu’à 21 heures pour remettre la moto en état de marche. Eric, un spectateur rencontré sur la piste de karting, a proposé de me donner un phare rectangulaire de Yamaha pour remplacer le mien. On a réussi à l’adapter! Tout était tordu sur la Zundapp. Des heures à redresser les supports et le reste…J’espère juste que rien d’important n’a bougé sinon.

réparation 3

La grande leçon du jour: réapprendre à freiner « à l’ancienne », moi qui, d’ordinaire, effleure à peine les leviers de ma KTM 1290 équipée de l’ABS. Les pneus Contigo m’ont également déçu sous la pluie. La suspension tape tout le temps. Eh oui, ce n’est qu’une mob au fond…une saucisse à maîtriser. Seul le moteur me donne pleinement satisfaction.

la moto réparée

La moto est maintenant en état. Objectif: arriver à Toulon, et je vais m’y employer. De mon côté je panse mes plaies: main gonflée, genou touché.

Ce lundi, 320 kilomètres et 3 spéciales au programme. Go go go Zundapp !

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