La Zundapp, coqueluche du Mototour 2017

Vivre la moto
// 08/10/2017
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Je n’ai pas vraiment bien dormi cette nuit. Un mélange d’excitation, d’inquiétude et de nouveautés. Tout a été très vite. Nordine m’a déposé vendredi soir à l’hôtel. La clé de la chambre en poche, j’ai amené la moto sur le paddock du Veloce Team qui assurera mon assistance en course. L’ambiance est chaleureuse et les conditions d’hébergement spartiates (caravane), du fun en perspective.

notre paddock

Le samedi, comme à l’accoutumée, était consacré aux traditionnelles opérations d’avant-course. La queue au contrôle technique ressemblait à celle devant un magasin Apple le jour de la sortie d’un iPhone! Longue, très longue.

contrôle administratif mototour

Etrangement, jusqu’à 16h, je n’ai pas osé toucher la moto. Peur qu’elle ne démarre pas, qu’un énième ennui technique ne survienne. La Zundapp était la véritable coqueluche de ce départ à Limoges. J’étais entouré de curieux, manifestement mis au courant par un article de presse du projet Mototour en 50cm3.

Zundapp 55

Oui, la Zundapp paradait comme un paon en public et moi je me rongeais les sangs pour savoir si seulement elle terminerait le prologue. J’ai répondu à une foule de passionnés, donné une interview à un magazine et terminé par une photo aux côtés de toutes les motos anciennes au départ.

“Ta bougie iridium tu peux la balancer !”

Bien que décontenancés par les standards dépassés de ma bécane, les responsables du contrôle technique ont gentiment donné le coup de tampon qui me permettait de prendre le départ. L’heure était venue de faire un tour avec la moto. Premier constat immédiat: elle cale… Non, ce n’est pas le maudit embrayage cette fois. Elle s’engorge, ne tient pas le ralenti.

Dès mon retour sur les paddocks, j’ai rendu visite au Team Spirit, juste en face de nous. Stéphane, un vrai spécialiste du 2 temps, a étudié le problème. Constat immédiat: « Ta bougie iridium, tu peux la balancer ». Une phrase accompagné d’un geste: il me donnait une bougie normale neuve. Je crois qu’il va falloir que j’en trouve un stock si je veux terminer la course.

contrôle technique

Ensuite, avec la même expertise, il s’est penché sur mon carbu, un carburateur chinois monté par le précédent propriétaire. Après deux ou trois réglages, je suis reparti faire un tour. C’était mieux, mais pas parfait, elle s’engorgeait encore. Manifestement, rouler à 4% c’est trop pour la moto. L’huile mise dans l’essence par l’ex-proprio n’était pas de bonne qualité. On a vidangé et rempli avec un mélange à 2,5%. Le résultat fut bien meilleur.

briefing

Mais ce n’est qu’un début. Je viens à peine de prendre la moto en main. Pas toujours facile de trouver la bonne carburation. J’ai aussi compris qu’il fallait que je tape dans le moteur pour que la Zundapp donne le meilleur d’elle-même.

 

C’est avec cette approche « last minute » et précaire que je me suis présenté au départ du prologue, un modeste tour de piste (cyclable!) en centre ville, autour du jardin de champ de juillet où l’épreuve a planté son chapiteau. Après cette première mise sur orbite, nous connaissions désormais nos horaires de départ demain.

 

Ma famille m’a rejoint en fin d’après-midi, un au-revoir sympa qui a fait plaisir à tout le monde. Je ressens beaucoup de solidarité autour de la Zundapp, une envie collective qu’elle aille jusqu’au bout. Il faudra bien davantage encore je pense. Mais tel est le challenge qu’il nous faut relever. Demain au programme: départ à 6h30 pour 350 kilomètres et 4 spéciales, dont 2 sur une piste de karting.

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