Vendredi 11h, le miracle: « Tu pars »

Vivre la moto
// 06/10/2017
Pascal Raspolini Zundapp
La camionnette vibre. La route défile. Nordine au volant. Nous roulons vers Limoges, en direction de la ligne de départ du Mototour et, très sincèrement, cela relève du miracle. Il y a 24 heures, le projet avait du plomb dans l’aile, mais les anges de la mécanique ne renoncent jamais.
on the road

 

Lundi, j’étais encore en train de donner une couche de peinture aux différents supports spécialement intégrés à la moto. Nous avions, en dernière minute, réglé le problème de la béquille centrale qui avait tendance a taper dans l’échappement à chaque bosse dans un détestable bruit métallique. Le lundi soir, il ne restait plus que la partie électrique à terminer, un sacré chantier !
partie élecrtrique
Pascal Raspolini avait déjà dû passer la Zundapp de 6 à 12 volts, et le problème de l’alimentation des feux additionnels se posait aussi… On a installé une batterie au lithium mais nous avons renoncé à installer des clignotants à LED.
José, Fausto et Pascal
Raspo a appelé à la rescousse son pote Fausto et ils ont bossé dur pendant deux jours entiers sur les circuits électriques. Ils ont pratiquement refait tout le faisceau, installé un fusible, mis des relais pour éviter les courts-circuits. Tout est désormais alimenté ! Le striker, le road-book (que j’utiliserai d’ailleurs en manuel).
essai mercredi Nordine, José, Fausto, Pascal
Mercredi soir, c’était le grand test de la Zundapp. J’étais dans l’état d’excitation d’un gamin qui reçoit son cadeau de Noël, mais la fête a tourné court: les vitesses ne passaient pas ! Le point mort était au mauvais endroit… Là on a gambergé… On s’est tous regardé perplexes: « Que se passe-t-il? ». C’était la déconfiture les gars. J’appelle dans la foulée l’ancien propriétaire qui m’explique qu’il y a un réglage au niveau du carter. Ecoutez bien ça: il fallait faire onze tours puis serrer. Magie, on a retrouvé toutes nos vitesses.
Johan sur l'embrayage
Enfin, la première était pour le moins bizarre et l’embrayage très dur. Optimiste, je suis parti en mode: « ça va passer ». Mais j’ai calé au premier feu rouge à la sortie de la zone d’activité, puis en dix kilomètres je n’ai pas cessé de caler. La moto ne débrayait pas. Nordine a dû venir me récupérer en pleine nuit dans le 93. Oui, j’étais déjà en panne. J’ai poussé la bécane sur 4 bornes, et la déception était encore plus lourde. La femme de Nordine m’a gentiment préparé un petit plat, puis je suis parti me coucher bien après minuit, détruit physiquement et moralement. Autant d’efforts et de temps pour rien…

Le vendredi de la dernière chance…

Réveil digne d’une gueule de bois le jeudi matin. Toute l’équipe avait mal au crâne et le coeur meurtri. Envie de jeter l’éponge, et ce n’est pourtant pas le genre de la famille. En début d’après-midi, le désir d’en découdre à nouveau avec cet embrayage récalcitrant a repris tout le team. Il fallait trouver une solution. Je suis reparti chez Raspo. L’embrayage a été monté et démonté quatre fois sans succès (à chaque fois c’était 1h30 de boulot).
23h30, Pascal Raspolini me met dehors.
Il restait le vendredi de la dernière chance. A l’aube, Raspo était déjà debout dans l’atelier, rejoint par Fausto. Ils ont mis de côté les évidences et ont réfléchi ainsi: « pourquoi l’embrayage ne fonctionne pas dans la configuration actuelle?» A 11h, Eurêka! Ils ont compris que le problème résidait au niveau du positionnement des disques, montés de façon trop symétrique. Cet « excès » de symétrie empêchait d’avoir le jeu nécessaire pour pouvoir embrayer. CQFD.
camion moto
A 11h15, Raspo m’appelait en urgence: « Michel, prépare tes affaires, la Zundapp est prête, tu pars sur le Mototour! ». Panique à bord, il a fallu louer une camionnette en dernière minute et Nordine s’est mis au volant pour m’accompagner à Limoges. Folie et larmes. Trop d’émotions. Le départ est dans quelques heures, et je ne l’ai toujours pas testée. Mais, tel un cheval fougueux, je la dompterai. Cette Zundapp, je l’ai détestée mais je sens que je l’adore déjà.
Zundapp Mototour
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4 commentaires sur “Vendredi 11h, le miracle: « Tu pars »

  1. rocha christophe dit :

    Salut à toute l’équipe ! Je suis votre projet depuis qques jours. Moi aussi j’ai été bercé par le son des zundapp lors de mes vacances au Portugal .. et je sais aussi ce que ça fait de perdre le permis 😉
    Je vous souhaite bon courage et espère vous voir lundi ou mardi à Evaux les Bains !gazzzzzzz

  2. jac2wheels dit :

    super Michel
    c’est enfin parti, bon trip et gaf aux limitations de vitesses…..surtout en 50

  3. Hilario dit :

    Trop d’émotions mais c’est parti. Maintenant on te suit
    Gooooo

  4. Jef dit :

    Allez les gars courage je vous suis j’ai eu le plaisir de conduire cette meule quand j’étais gamin (il y a lomgtemps) je vous trouve formidable allez gaz!!