Le Rallye des Volcans « à l’arrache »

Vivre la moto
// 25/08/2017
stage piste Pierre Lemos Une

Les préparatifs d’un rallye sont toujours considérables et vous prennent (systématiquement) davantage de temps que prévu. Je devais quitter la capitale à midi, mais je suis finalement parti de Paris à 14 heures mardi, après avoir cherché à jongler entre les dernières affaires à régler au boulot, les préparatifs sur la moto, les bagages à boucler etc…

Le sempiternel problème d’installation du roadbook se présente à chaque fois et, après deux heures penché dessus, je finis toujours par laisser tomber. Pas assez de place dans le cockpit de ma bécane pour le régler correctement. Il va sérieusement falloir étudier la question avec un expert, quitte à fabriquer une pièce spéciale.

Enfin, dans la précipitation j’ai bien sûr oublié ma trousse de toilette, une serviette et mes numéros de plaque…mais je roulais vers Issoire, et c’était bien l’essentiel au fond. Il y a toujours moyen de s’équiper à destination.

conseils piste Pierre Lemos

La chambre d’hôte que j’occupe est charmante et confortable, parfaite pour me reposer avant de me lancer sur les routes du Rallye des volcans. La journée du mercredi était consacrée à un stage sur piste avec le coach Pierre Lemos. Nous n’étions que huit pilotes du Mototour inscrits à cette session, idéal pour bénéficier d’un suivi vraiment personnalisé.

Pierre Lemos 2

Pierre a pris le temps d’analyser le pilotage de chacun des élèves, de relever les erreurs et de suggérer des améliorations. Il nous a suivi en moto l’après-midi, prodiguant ses conseils pour virages et trajectoires. Cela faisait un bail que je ne roulais plus sur piste et j’ai dû me remettre (difficilement) dans le bain.

J’avais la boule au ventre les amis. Oui, je n’arrivais pas à « rentrer dedans ». Ma force est aussi ma faiblesse: j’ai une moto trop puissante, que je connais encore mal, difficile à maîtriser. Quand on remet du gaz à la sortie des virages, elle décolle avec une facilité déconcertante. En troisième à cent à l’heure je me suis retrouvé plusieurs fois en roue arrière ! Intimidant.

J’ai appris pas mal de choses: ma position sur la moto est ok, ma trajectoire est ok, en revanche le freinage est ko. Oui, je freine trop, notamment à l’approche de grandes courbes qui me font flipper: du coup, je sors à 240 km/h sur la ligne droite, alors que le prof m’attend à 270…

brieging piste

Une belle journée, chaude aussi. 35°C l’après-midi. On nageait dans les combinaisons à chaque briefing. Tête en l’air, je n’avais pas pris de vêtements de rechange, je déambulais d’un pas robotique dans ma combi détrempée. Je me suis présenté au resto pour le déjeuner avec mon sous-vêtement technique et un tee-shirt prêté par une âme charitable par-dessus.

Michel Das Neves Ixtem Moto

Jeudi, j’ai retrouvé Katy et Silvia, des copines qui roulent en rallye. Katy m’avait gentiment ouvert les portes d’accès des stands VIP sur le Tourist Trophy en juin. J’ai apprécié de déjeuner en compagnie, la veille j’avais très mal mangé dans une crêperie où le service était désastreux (c’est un peu trop souvent en France non?). Entre un plat et un autre, on a remarqué que le prochain Mototour 2018, qui part de Limoges, proposait 4 spéciales dans le coin et, d’un commun accord, on a décidé qu’on en ferait la reconnaissance ensemble. La « reco » est fondamentale, Pierre Lemos a bien insisté sur ce point d’ailleurs.

Katy et Silvia repas

On a tout fait en camion, dans la bonne humeur. Certains prenaient des notes, d’autres filmaient. On a étudié les virages dangereux…fixé des points de repère. Tout cela m’aidera sur le Mototour parce que l’an dernier j’étais toujours à l’aveugle, dangereux et pas sérieux. Cette année ce sera différent. Total de la journée: 500 bornes en camion. On n’était pas frais à l’arrivée ! On a terminé la journée épique par un Flunch à Montluçon…

reconnaissance spéciales Mototour

Il m’a fallu du temps pour trouver le sommeil. Je tournais dans mon lit, victime de la classique appréhension d’avant-course. J’avais en effet prévu de consacrer le jeudi aux derniers préparatifs du rallye des volcans. Je ferai donc tout ce vendredi dans la panique: régler mes phares, préparer mes affaires, faire les reconnaissances, les contrôles techniques et administratifs etc..

Journée speed en vue. Départ de la course à 20h45 ce vendredi soir. En nocturne. J’espère que ça va aller parce que je n’ai pas vraiment la vision d’un chat dans l’obscurité (euphémisme!). Ce matin la météo a tourné, le vent s’est levé, on entend le tonnerre au loin et des gouttes frappent les vitres de la chambre. Je vous quitte, je file retrouver les copains et les copines à Gelles où je ferai du camping. Vous l’avez compris, ce sera encore un rallye « à l’arrache ». Pour ces compétition il faut de l’argent, mais aussi du temps, beaucoup de temps, et je n’en ai pas eu beaucoup pour me préparer. A demain pour le compte-rendu de la course !

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