21H29, DEBUT DU CAUCHEMAR…

Vivre la moto
// 22/07/2017
Dourdou 3.Une

Par Michel Das Neves, boss Ixtem Moto

Michel Miniature copie

Je vous écris la tête encore retournée par une nuit très courte, une poignée d’heures de sommeil. Une douche m’attend, il faut que je prépare le roadbook: à 10h18 je remets ça après une première nocturne très compliquée…

Retour sur images. La journée de samedi a été consacrée aux contrôles techniques et administratifs. La routine. L’ambiance potache des paddocks. Les connaissances. Cigalou et sa bande.

 

paddocks Dourdou

contrôle technique Dourdou

Le déjeuner avec mon ami François, un « KTMiste » rencontré sur le Mototour. Le matin, on avait roulé ensemble pour se faire une idée des routes du coin avec en prime une saucée magistrale.

pluie Dourdou 1

La pluie continuait de tomber l’après-midi. J’ai été dire bonjour à Greg et Andrea, un duo que nous sponsorisons chez Ixtem Moto. Andrea attend un bébé, elle ne roule plus pour le moment.

greg et andrea

Pas eu le temps de rentrer me reposer à l’hôtel pour la sieste. J’attendais que la pluie cesse et je suis parti tard. J’ai fermé les yeux une demi-heure à peine. Un sandwich avalé rapidement et j’étais déjà de retour sur la ligne de départ.

Départ à 21h29. Un prologue m’attendait. Un tour de reconnaissance où le chrono tournait déjà, pour pouvoir accéder aux deux spéciales de nuit. Ce fut le début d’une panique totale. Je ne voyais pas bien mon roadbook, impossible de lire les cases, il était trop éclairé.

ligne départ Dourdou 2

La télécommande pour manipuler le roadbook était trop éloigné de mes doigts, du coup j’étais obligé de lâcher le guidon… Une situation intenable. Je ne voyais pas mon stricker qui avait tilté (allumé, éteint, allumé…). Je ne contrôlais plus rien. Résultat: je n’ai pas terminé le prologue et d’office j’étais mis hors course.

« J’ai juste été très mauvais aujourd’hui. Mais demain… »

Bon, je ne me suis pas découragé. J’ai décidé d’attaquer les deux boucles de nuit au programme, 4 spéciales sur routes fermées et liaisons. Sur la première j’étais encore stressé, le coeur tapait comme jamais, et mes forces me lâchaient. Sur la deuxième, j’attendais juste que le calvaire se termine. Dur dur…

J’ai squatté chez Greg et Andrea où j’ai retrouvé autour d’un café le réconfort de l’amitié. Ils étaient aux petits soins pour moi avec la copine d’Eric, le numéro 121. Je le signale parce que dans ces moments là, ça compte vraiment. J’ai finalement atterri dans mon lit à 3 heures du mat’.

Je ne suis pas dans le coup. Mes temps, indépendamment de ma disqualification, sont médiocres. J’ai juste été très mauvais aujourd’hui.

Mais je pars faire le plein et je continue. Les journées se suivent et, dit-on, elles ne se ressemblent pas!

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