Ce matin, j’ai lâché le bol de café…

Vivre la moto
// 05/10/2016
mototour

Je suis toujours sur le pont, pas une minute à moi les amis. Mardi matin, j’ai pointé au départ à 9h36 et j’ai franchi la ligne d’arrivée à 17h17 après 385 kilomètres et 2 épreuves de base-chrono. A peine le temps d’aller dîner à la cantine, de faire le plein, d’enrouler le road-book, d’ouvrir les sacoches dans la chambre d’hôtel et il faudra déjà repartir demain.

Premiers rayons de soleil sur le village du Mototour.

Premiers rayons de soleil sur le village du Mototour.

Mais je prends goût à cette itinérance rapide, à la solidarité entre pilotes, à cette gentillesse et courtoisie de la France du terroir, comme ce patron d’un petit resto qui m’a préparé en toute hâte une assiette de charcuterie pour ne pas me faire perdre une minute. Les grandes villes ont perdu la qualité des relations humaines, c’est agréable de la retrouver dans ce cadre.

Mes mains tiendront-elles jusqu’à Nice ?

On est tous crevés. Je me demande dans quel état je vais terminer ce Mototour ! Ce soir j’ai carrément oublié mon casque sur la moto, heureusement un organisateur me l’a récupéré. J’ai un peu mal partout, mais ce sont mes mains qui m’inquiètent le plus. Je n’arrive presque plus à les ouvrir et les fermer…Freiner, débrayer, toute la journée. Ce matin, le bol de café m’a glissé des mains, je n’arrivais pas à le tenir.

Paradoxalement, plus je fatigue et peine, plus j’ai envie de continuer. Je considère ce Mototour comme un apprentissage de la « logique rallye » qui me sera utile, puisque j’ai bien l’intention de participer à d’autres épreuves à l’avenir.

Ma plus grande satisfaction aujourd’hui ? Avoir compris comment me régler pour assurer dans l’exercice de la base-chrono. On en avait deux au programme mardi. Le jeu est le suivant : vous ne connaissez pas la distance devant vous, mais il faut maintenir une vitesse moyenne très précise.

Je vis à 100% pour la course

La première base chrono était calculée sur 30km à 55km/h, je suis arrivé avec 22 secondes de retard en calculant au pifomètre mon allure parce que je n’arrivais pas à régler mon petit ordinateur de bord. J’ai fait beaucoup mieux sur la deuxième épreuve avec seulement 4 secondes de trop. Mais j’ai enfin compris comment utiliser mon instrument. J’apprends le métier je vous dis, et normalement, je devrais être pile-poil sur les prochaines épreuves de base-chrono !

Le plaisir d'un bon repas entre pote chaque soir!

Le plaisir d’un bon repas entre potes chaque soir!

Les routes du Périgord sont belles, plus plates que celles affrontées jusqu’ici, mais piégeuses avec du gravillon un peu partout. Je suis entré dans une autre dimension, parallèle. Je vis à 100% pour la course, je ne sais rien de ce qui se passe en France, totalement déconnecté de l’actualité. Carpe diem !

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Un commentaire sur “Ce matin, j’ai lâché le bol de café…

  1. Isa dit :

    euh…comment dire…tu ne m’avais pas dit que tu ne sentais plus tes mains…me voilà de nouveau inquiète, j’espère que cette journée vers le Puy en Velay va bien se passer…