Mototour: « Il faut parfois juste faire les choses »

Vivre la moto
// 29/09/2016
La Katoche piaffe d'impatience. Et moi aussi!

L’aventure Mototour a commencé par une séparation. Ma moto d’un côté, moi de l’autre. Nous avons voyagé en train, sur le même axe, à quelques heures d’intervalle, pour finalement nous retrouver à Nice. Elle me manquait déjà. Mercredi matin, au lever du soleil, j’avais déposé ma KTM 990 Adventure Gare de Lyon.

Les dernières heures ont été folles, une course contre-la-montre, la peur d’oublier quelque chose d’important, rouler le road-book, peser et soupeser chaque élément du package course. J’ai été très touché que la direction d’Helite, soucieuse de ma sécurité, m’ait fait livrer à la dernière minute un gilet Air Bag Turtle noir, un vrai plus sécurité.

Les retrouvailles avec ma Katoche à Nice!

Les retrouvailles avec ma Katoche à Nice!

J’ai quitté la maison à 5h jeudi matin, chargé comme un Père-Noël avec deux grands sacs, mon sac de casque et mon sac à bottes. Une fois dans le TGV j’ai compris que c’était parti pour de bon, l’adrénaline montait avec le grand soleil et la musique Lodge dans la voiture-bar. Je suis crevé mais heureux ! Pendant dix jours je vais oublier le boulot et retrouver l’ivresse de la vitesse, la camaraderie entre pilotes, la campagne française et ses recoins enchanteurs.

Objectif numéro 1: « En prendre plein les mirettes! »

Soyons clairs, je pars pour finir la course et prendre du plaisir. Je ne suis pas un pilote confirmé, mon entraînement physique laisse à désirer, par contre j’ai envie de bouffer du bitume, oui, envie de rouler, de tourner la poignée. Ma femme me le disait : « Michel, tu roules de moins en moins… ».

Elle avait raison, depuis 10 ans je bosse dur pour Ixtem et j’avais terriblement besoin de faire un break. Alors, un après-midi de juin, taraudé par cette envie subite de partir rouler et de taquiner mes vieux démons, j’ai téléphoné à un pote pour lui demander son avis. Sa réponse a fusé : « Tu veux t’inscrire au Mototour ? Fonce ! ».

Moteur et douceur méditerranéenne.

Moteur et douceur méditerranéenne.

Je ne regrette pas ce coup de tête, quel pied de partir ! Je profite de ces derniers instants de sérénité pour me reposer physiquement et psychologiquement. J’ai glissé dans mes affaires deux bons bouquins, L’éloge du carburateur de Matthew B. Crawford, et Courir ou mourir de Kilian Jornet. Ils alimenteront mes rêves chaque soir, quand, rassasié de fatigue, j’en lirai quelques lignes dans une petite chambre d’hôtel perdue dans le terroir de l’Hexagone.

Le Mototour est un défi physique. Je pèse 69 kilos pour 1,80m. Une silhouette de marathonien, mon autre lubie. L’endurance est plutôt mon point fort, mais je me blesse facilement. Je sais déjà que j’aurai le dos en compote avec les vibrations et les cervicales en vrac avec le casque sur la tête toute la journée.

3-4 séances de running et de gainage par semaine

J’ai cherché, avec le temps limité dont je disposais, à travailler mon gainage abdos et lombaires. Trois ou quatre fois par semaine, j’allais courir sur les quais de Seine ou dans la pénombre de la Forêt de Saint-Germain. Une petite heure et retour à la maison.

L’alimentation ? Je n’ai pas suivi de régime spécifique avant cette épreuve. J’ai mangé normalement. Une bière de temps en temps, l’apéro du vendredi soir avec les copains. La vie quoi ! Pour les longues journées qui m’attendent j’ai prévu de manger des fruits secs, des barres aux céréales et boire de l’eau, beaucoup d’eau.

Tout est prêt les amis. Le compte-à-rebours a commencé. L’excitation monte. Je pars sans peur de l’échec ni ambitions déplacées, bien calé dans la philosophie de mon idole Scott Jurek, demi-dieu de l’ultra-marathon : «Parfois, il faut juste faire les choses».

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Mon pack pilote:

– Casque : Casque HJC Rpha ST
– Tour de cou : Tour de cou
– Combinaison : Combinaison Bering Supra-R
Gants : je pars avec au mini 2 paires de gants
Gants racing Five RFX1
Gants racing Bering VX1 Evo
– Sacoche de cuisse : Sacoche de cuisse HPA SOOPERTROOPER
– Bottes : Bottes Alpinestars SMX Plus Gore-Tex
– Dans la main droite : Trousse de secours RFX Waterproof XL expedition
– Dans le dos : Dorsale Forcefield PRO L2K EVO
– Sous combinaison : sous-combinaison Skeed
– J’emporte aussi un ensemble de pluie : veste et pantalon
– Un coupe vent Gore-tex :
Un sous maillot thermique pour les départs matinaux

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