Voyage en Nouvelle Zélande : Franz Josef / Wanaka / Queenstown / Te Anau

Vivre la moto
// 05/02/2013

3eme jour: aujourd’hui c’est Isa qui prend le blog en mains, Michel a besoin de repos. Nous quittons le charmant village d’Okarito pour gagner Franz Josef et ses touristes : enfin rien à voir avec les Alpes l’été mais tout de même, jusque là nous n’avions croisé quasi personne. Franz Josef est très connu pour son glacier, situé à seulement 300m d’altitude, et qui offre la particularité de jouxter une forêt luxuriante (si si vous avez bien lu, le contraste est saisissant).
La porte du glacier est facilement accessible via un sentier de randonnée d’1h30 A/R.
Petite cascade en bonus sur notre chemin.

La cascade Franz Josef

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Le glacier Franz Josef
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Il fait beau et chaud, c’est super agréable de faire de la moto dans ses conditions.

On reprend la moto et on trace notre route direction le sud par la West Coast, connue entre autre pour son or à la fin du 19eme siècle.
La route est belle, les paysages varient peu: forêt humide exubérante et quelques rares points de vue sur la mer et ses cotes déchiquetées.
On s’est peu arrêté sur cette partie, on était bien en retard pour rejoindre Wanaka sachant qu’il y avait près de 300 bornes depuis Franz Josef (on affine les distances entre les étapes, on avait été bien sur un peu optimistes au départ).

Passé Haast, capitale de la blanchaille, un poisson local, on a quitté la cote pour rentrer dans le Mount Aspiring National Park. C’est la route la plus récente qui relie l’ouest à l’est. Elle suit 2 vallées glaciaires ce qui se traduit par un passage des forêts humides de l’ouest aux forets de hêtres australs a mi chemin, pour se terminer vers Wanaka par une végétation de tussocks, ces herbes jaunes balayées par le vent.

On arrive enfin à Wanaka,  ville déjà avec ses 7000 habitants, sorte d’Annecy néo zélandais avec son lac, ses sports de plein air et ses petites boutiques.
Ce soir on loge en backpacker, ça fait bizzare de partager la cuisine avec de jeunes étudiants de 20 ans…on ne rajeunit pas.
Le soir, à la sortie du resto il pleut. On n’y pense pas trop, on est fatigués avec nos 300 bornes dans les jambes et les fesses (disons qu’elles ne sont pas encore bien habituées, ça va venir) et on veut juste dormir. Sauf que même bien fatigués on guette…et on entend la pluie qui tombe toute la nuit.
Lendemain matin le verdict tombe: il va pleuvoir toute la journée. Et nous sommes en petite montagne, donc que du bonheur en perspective.
Évidemment j’ai oublié mon pantalon de pluie Bering en France, heureusement que Michel insiste pour trouver qqch avant de repartir. Me voilà équipée d’un pantalon de pluie…de pêcheur, qui s’avèrera très efficace. Nous voilà partis, direction Queenstown.

Sauf qu’on ne sait pas si c’est la pluie, la discussion autour de la sacoche de réservoir qui ne tenait pas bien avec la pluie, bref, on ne s’est pas ce qu’il s’est passé mais on a raté la route…sans s’en rendre compte. Et nous voilà partis pour une aventure digne de notre ami Le Mag: bah oui la route qu’on avait prise était normale au début. Ensuite une zone de travaux a été indiqué comme ça arrive souvent ici, avec un joli panneau « temporarily 50 ». Jusque là rien pour nous inquiéter. Sauf que la route en travaux était plutôt une piste (de boue, de cailloux et bosses) et qu’on ne croisait plus personne. Juste un gros camion qui ne nous a rien dit.
Au bout de qqs kilomètres un peu difficiles pour Michel là on s’est dit qu’on avait dû se planter. Alors qu’est ce qu’on a fait? En bon français logique, on s’est dit que la route menait forcément qq part vu que rien n’indiquait le contraire et qu’on pourrait rejoindre Queenstown par l’autre côté. Sauf que les néo zélandais ne pensent pas comme nous…
Résultat : 20 kms plus loin, après avoir roulé sur une piste boueuse (car n’oublions pas qu’il tombait des cordes), traversé des passages inondés (merci gore tex, enfin les chaussettes de Michel ont pris l’eau, après c’était cuit), rencontré des autochtones (c’est a dire des vaches, veaux et moutons en liberté qui attendaient le dernier moment pour quitter la route dans un beau ballet de troupeau), et bien nous sommes arrivés à un beau panneau que nous n’avons malheureusement pas pu prendre en photo à cause de la pluie, les appareils étant inaccessibles et Michel ne pouvant pas mettre la béquille faute de s’enfoncer direct dans la glaise. Ce beau panneau disait en substance que la route s’arrêtait 6 kms plus moins et que la zone devenait dangereuse (tu m’etonnes, 10 m après le panneau y avait un torrent qui coupait la route!) et qu’ on se trouvait dans le Mt Aspiring National park.
Je ne sais même pas comment il n’y a pu y avoir aucune indication mais on a vérifié au retour (et oui Michel a dû se retaper les 20 kms dans l’autre sens avec de nouveau la glaise, l’eau, les vaches et les moutons, la pluie… Bref, on est sortis indemnes, forts de 3 choses:
– pas la peine de payer 300$ pour pratiquer un sport extrême en NZ
– Michel est prêt pour participer à la prochaine édition du Paris Dakar, vu ce qu’il a réussi à faire faire au V Strom chargé à bloc
– on était au bout du monde, en osmose avec la nature, avec des paysages époustouflants de campagne écossaise avec les montagnes en plus
Dommage on n’a aucune photo!

Bref 100 kms plus loin nous voilà de nouveau au point de départ, on a compris qu’on avait raté un panneau, bravo les Das Neves!
On a dû se poser 20 mins dans une station service pour se réchauffer avant de reprendre la route. Précisons que Michel n’a pris que des gants d’été non étanches, autant dire qu’il avait les mains trempées, quasi bleues à ce stade.
Un café après on est enfin partis sur Queenstown : sur la route de montagne donc, le vent s’est ajouté à la pluie, c’était horrible, sachant qu’on avait déjà froid en partant (mais pquoi aïs je enlevé ma doublure hiver?). On ne ressemblait à rien en arrivant à Queenstown. Obligés de faire une pause méga hamburger, thé bien chaud, avant de repartir pour Te Anau (juste 1h30 de route).
Je ne dit même pas dans quel état de grelottement j’étais en arrivant, sachant que la pluie s’ est arrêtée (thanks!) avant de laisser place à la grêle (non  ce n’est pas une blague !). Heureusement pas très longtemps. On à tenu le coup en chantant à tu tête dans l’Intercom (merci Cardo!).

Notre hamburger
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Arrivés à Te Anau exténués, pas de logement réservé ( ben non sinon ce ne serait pas drôle), heureusement vite trouvé, fin de notre 1ere ( et dernière je suis optimiste) galère et repos mérité, on n’a rarement autant apprécié notre douche et notre lit.

Sur la route de Te Anau
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Isabelle et son joli pantalon de pêcheur

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Je tiens a remercier mes super equipements car j’ai eu froid certes mais je suis arrivée sèche de la tête aux pieds.
Suite demain pour les Milford Sounds, on a pris plein de photos pour compenser. Un petit avant goût: le soleil est revenu…

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6 commentaires sur “Voyage en Nouvelle Zélande : Franz Josef / Wanaka / Queenstown / Te Anau

  1. Didier dit :

    Hello Michel,

    Bien beau voyage de noces.
    Ça donne l’eau à la bouche.

    Isabelle à bien du courage de te suivre… notamment si j’en crois le récit de cette troisième journée ;-))

    Finalement le proverbe est vrai qui dit que c’est le cordonnier qui est le plus mal chaussé.

    Bonne route et belle aventure à vous deux.
    Amicalement.

    Didier.

  2. CritoF dit :

    Vu les conditions :
    – détour de plus de 100 bornes,
    – gant d’été alors qu’il fait froid et qu’il pleut,
    – des confitions météos : pluie, froid, vent, grêle,
    – fatigue, grelottement ,
    – obligé de chanter des chansons de survie de type « quand te reverrais jeeeeeeee, pays merveilleuuuuuuxxx » dans l’intercom,
    – …
    Alors moi je dit : un hamburger de ce type était amplement mérité :p

    1. Je confirme: c’était trop bon!!! Pas sûr qu’on en mange de pareils en France !

  3. lemag dit :

    coucou les loulous, quel dommage que je n’ai pu vous guider…;) bonne route les motards et take care.

  4. Famille AZEVEDO dit :

    Quel courage !!!
    Franchement…je pense que vous avez vécue le pire…du moins j’espère !
    En tout cas Isabelle, j’adore ta pose avec ton pantalon de pêcheur…par contre…ouvre les yeux !

    bises

    Cécile

    1. Je confirme, c’était le pire du voyage, on n’a pas eu de pluie après, heureusement!