MV Agusta 750 S : Une légende

Vivre la moto
// 26/10/2012

Le mois dernier, j’étais à la foire de Domont qui se déroulait le 29 et 30 septembre 2012. C’est la deuxième plus grande foire du Val d’Oise où Ixtem Moto a déjà eu un stand. Cette année, je suis allé en visiteur et je suis tombé sur un vieux numéro de La Vie de la Moto du 1ère avril 1993. Le numéro valait 10 Francs.

Ce qui m’a interpellé, c’est le titre principal « MV-Agusta 750 S : l’inaccessible étoile ». Fan de la marque j’ai acheté la feuille de chou.  L’essai se déroulait à Montlhéry qui a été fermé depuis.

Le modèle essayé avait été produit en 1972. La marque n’était pas encore au bord de la faillite. C’était une machine de 69 ch. Basse, longue et assez compact comme les MV d’aujourd’hui. Le réservoir avait déjà sa forme particulière. Sur cette moto, le réservoir très large pouvait servir d’accoudoirs. Le 4 cylindres impressionnent sur les photos. On voit les magnifiques carburateurs Dell’Orto comme sur les motos d’Agostini.

Photo : scannée de l’article de LVM N°114 du 1er avril 1993

Au premier regard, on craque devant cette super sport de légende. J’aurai aimé bien être à la place du journaliste qui avait la chance de la piloter sur l’anneau de Montlhéry. De nos jours, on a du mal à imaginer les sensations de piloter ces veilles machines. Quand je regarde ma MV Agusta Brutale 910 S et je la compare à cette machine, on est bluffé par les avancées techniques. Les tambours avant de la MV étaient juste gigantesques. Il fallait bien ça pour arrêter les 230 kg de la bête.  Les anciens souriront devant mes propos mais en 1972, je n’étais pas encore né !

Ce qui m’étonne aussi sur cette machine. C’est le cardan. Vous avez bien lu, cette sportive avait un cardan et pas une chaîne. Je citerai le journaliste « Sa transmission est sans doute ce que j’admire le plus en elle : boîte, cardan et pont sont tout bonnement extraordinaire et ne sont pas vraiment dépassés aujourd’hui ». Ces italiens m’épateront toujours. De nos jours, mettre un cardan sur une sportive paraîtrait antinomique.

Photo : scannée de l’article de LVM N°114 du 1er avril 1993

La sœur ennemie de la MV Agusta 750 S était à cette époque la Honda 750. A mes yeux, la MV Agusta est une diva, une dame de haut rang qui traverse les années sans prendre une ride. Je vous laisse juger par vous-même. Merci au comte Giovanni Agusta d’avoir consacré sa passion à nous faire rêver avec ces machines légendaires.

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