Les nouvelles becanes du Staff

Vivre la moto
// 24/02/2012

Bonjour à tous,

Depuis quelques semaines Michel et moi avons dépensé toutes nos économies pour investir dans de nouvelles bécanes d’occasion (on est passionné où on ne l’est pas). Je voulais vous faire un petit billet à ce sujet, car les 2 nouvelles élues sont des machines qui appartiennent à la même catégorie (roadster sportifs) mais qui ne jouent pas dans la même cour : les MV Agusta Brutale 910S et Honda CB1000R.

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La bella ritale VS la « transformer » japi’.

De prime abord la Brutale a des lignes très jolies, intemporelles et transpirant l’Italian Spirit. Pour moi c’est le roadster avec le plus beau design de la production moto. Un réservoir échancré et dynamique, un cadre treillis à la finition irréprochable et un moteur compact qui possède lui aussi un design très travaillé… Je ne vous parle même pas du monobras en alu et des pots superposés parfaitement intégrés dans la ligne. Il n’y a pas à dire, on est dans la cour des grands ! Le plus fou c’est que la ligne de la Brutale existe depuis 10 ans maintenant et elle n’a pas pris une ride (Merci à Massimo Tamburini).

En face la CB1000R n’a pas à rougir. Des lignes plus modernes, une tête de fourche de « transformer » au design très travaillé, un ensemble très ramassé et porté sur l’avant (j’adore !). Là aussi un monobras et une jante au style peu consensuel. La Honda est plus récente, mais elle est sur le marché depuis dèjà 5 ans et elle est loin d’être démodée comparé aux nouveaux roadsters japonais qui sont sortis depuis (Z1000 entre autres).

Caractère vs efficacité

J’entends souvent les journalistes dire que la CB1000R est une bonne moto mais qu’elle manque de caractère. En roulant avec elle, ça ma sauté aux yeux et je me suis posé une question… et si quand l’on parle de comportement moteur, l’efficacité n’était pas l’inverse de caractère ? En effet au guidon de la grosse Hornet, il n’y a pas de surprise : quelque soit le régime, on tourne la poignée… et on se prend un coup de pied au derrière. Le gros avantage est que cet envol se fait tout le temps de la même manière, ce qui est rassurant car on a l’impression de maitriser rapidement la bécane. Les ingénieurs Honda sont très forts pour ça : « les gens veulent de l’efficacité on va leur donner ! » On se retrouve avec une courbe de puissance toute lisse, mais surtout avec une réponse optimale quelque soit le régime.

Sur la Brutale… bah c’est du costaud ! Comme je dis souvent, les MV Agusta sont les Ferrari de la moto ! Il suffit de démarrer le 4 pattes et de savourer la sonorité mélodieuse qui s’extrait des 2 flutes… magique ! En version libre la 910 développe près de 136cv (125cv pour la CB1000R). Lors d’essais sur circuit, Michel m’a confié que ce moteur était fabuleux. Des poussés violentes avec une nervosité rappelant une certaine Street triple, mais avec des watts en plus ! « Rhâ Lovely » comme qui dirait. Par contre en version française (100cv), le bridage est plutôt raté. A coups d’injection, moteur qui s’essouffle dans les tours… les ritales ne sont pas faites pour être « castrées ».

C’est là que l’on commence à comprendre que ces motos n’ont pas la même vocation. L’une consensuelle (la CB), se veut efficace et vous permettra de rouler serein tous les jours. L’autre (la Brutale) est un animal à apprivoiser, qui sera plus agréable à utiliser lors de balade nerveuses le week-end, ou sur circuit. Mais cela dépend bien sûr des goûts et des couleurs…

Châssis sport VS « route/sport »

Vous l’avez déjà lu dans tous les articles de presse et sur Internet : la brutale c’est sport, la CB c’est confort. Je ne vais pas m’étaler sur ce sujet, mais la CB1000R est reconnue pour avoir un accord de suspensions très homogène et surtout un ensemble confortable. Cela permet d’avoir une machine qui ne se dandine pas sur les bosses et qui garde son cap quelque soit le rythme. En mode arsouille cela peut avoir comme conséquence un mouvement d’assiette trop prononcé lors de freinage sur l’angle (réglages d’origine un peu souples). Mais comme les suspat’ sont entièrement réglables… il ne vous reste plus qu’à sortir vos outils !

Sur la Brutale… d’après Michel… c’est du brutal ! Son châssis directement issue de la Sportive F4, est sportif et très rigide (haut de gamme). Une efficacité reconnue et redoutable qui ferait pâlir bon nombre de grosses sportives sur circuit… Grisant ! Evidemment revers de la médaille, une moto qui saute de bosse en bosse sur les routes abimées (ça peut être rigolo). De plus, la selle a surement était réalisé par une équipe d’ingénieurs fakirs (ça pique). Donc la Brutale ne sera pas votre meilleur alliée le jour où voudrez-vous faire une balade de 500km sur une journée.

Le mot de la fin

La brutale ça fait mal au c@l… et c’est ça qui est bon ! La CB1000r ça ne fait pas mal au c@l… et c’est ça qui est bon aussi! Vous l’aurez compris 2 roadsters sportifs, mais 2 mondes bien différents. La Honda vous permettra de rouler tous les jours, de partir en vacances, d’arsouiller en toute sérénité et même de vous amuser sur circuit. La Brutale est une moto de passionné et de connaisseur. Avec elle il faudra accepter une conduite qui demande de l’engagement (comme sur une sportive) et un confort spartiate… mais il faudra surtout profiter d’une bécane magnifique et très bien finie (peinture, assemblages… un vrai bijou). Elle vous propulsera au-delà des étoiles (faut que j’arrête le Jack Daniel’s là…) et vous fera jouir (rien que ça) grâce à son moteur rageur et explosif et son châssis qui permet des prises d’angles inavouables… pour qui saura la maitriser ! « Aie, aie… AIIIEE ! Michel arrête de me taper ! »

Perso je choisis les 2 !

@+
Nico.

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